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Envie de vous lancer sur Amazon ? Découvrez les exigences légales, structures d’entreprise et obligations d’assurance pour réussir sur la marketplace.
Devenir vendeur sur Amazon ne se résume pas à proposer des produits attrayants ou à une bonne stratégie commerciale. Vos obligations légales et la structure juridique choisie peuvent fortement impacter votre réussite sur la plateforme. Que vous commenciez en tant qu’auto-entrepreneur ou que vous envisagiez de créer une société, il est essentiel de comprendre l’ensemble des règles fixées par Amazon – notamment en matière d’assurance et de licences professionnelles.
Ce guide détaille tout ce qu’il faut savoir sur les obligations légales pour vendre sur Amazon : les assurances, les statuts d’entreprise, et la nécessité d’autorisations pour certaines catégories comme l’alimentaire. Nous abordons également la TVA/TVA intracommunautaire pour les vendeurs internationaux.
Sur Amazon, l’assurance n’est pas qu’une recommandation : pour beaucoup de vendeurs elle est obligatoire. Amazon exige la souscription à une assurance responsabilité civile professionnelle dès que vos ventes mensuelles dépassent 10 000 $ pendant trois mois consécutifs. Cet impératif protège à la fois le vendeur et la plateforme.
Le contrat doit prévoir une couverture d’au moins 1 million $ par sinistre et au total, et inclure la responsabilité produit, les dommages corporels et matériels. La police doit aussi mentionner « Amazon.com, Inc., ses sociétés affiliées et ayants droit » comme assurés complémentaires. Cela vous protège, vous et Amazon, en cas de problème avec un produit vendu.
Même si vous ne franchissez pas encore le seuil des 10 000 $, il est recommandé de prendre une assurance Amazon dès le début de votre activité. Vous serez plus serein et prêt à gérer la croissance future. En cas de demande d’indemnisation, l’absence d’assurance vous rend personnellement responsable de tous les frais.
L’assurance vendeur Amazon regroupe plusieurs garanties selon votre business model et vos produits. La base est l’assurance Responsabilité Civile Professionnelle (obligatoire), mais d’autres options sont conseillées :
Prenez conseil auprès d’un courtier connaissant l’e-commerce et la vente sur Amazon. Il vous aidera à trouver une formule conforme à Amazon et adaptée à votre entreprise. Vérifiez que la couverture peut évoluer avec votre activité.
La question revient souvent : faut-il une licence professionnelle ou une autorisation pour vendre sur Amazon ? En bref, Amazon ne l’exige pas pour la création d’un compte vendeur. On peut démarrer en tant que particulier.
Cependant, de nombreux pays ou villes imposent des licences locales, que votre activité soit en ligne ou en boutique physique. Au Danemark, un numéro CVR devient obligatoire dès que le chiffre d’affaires dépasse un certain seuil ou si vous souhaitez déduire des charges professionnelles.
En outre, des autorisations supplémentaires sont parfois nécessaires selon les produits (ex : électronique, cosmétique, alimentaire). Amazon ne vérifie pas systématiquement vos licences, mais une vente illégale expose à des amendes et au retrait de vos produits.
Avec les bons papiers, vous pouvez aussi acheter en gros, bénéficier de tarifs « pro » et construire des relations avec des fournisseurs. C’est un investissement sur la légitimité et la réussite à long terme de votre activité Amazon.
Beaucoup de nouveaux vendeurs se demandent : « Dois-je créer une (SARL ou autre) société ? » En réalité, Amazon ne l’exige pas, on peut se lancer en auto-entrepreneur. Mais chaque option a des avantages et inconvénients.
En auto-entrepreneur, la mise en place est simple et peu coûteuse, avec un enregistrement au registre adéquat (par ex. numéro CVR au Danemark). La comptabilité est aussi simplifiée. Le principal risque : une responsabilité illimitée, donc vos biens personnels sont exposés.
Créer une société (ApS ou ex-IVS au Danemark) sépare patrimoine privé et professionnel (« responsabilité limitée »). Les avantages sont :
Mais cela implique plus de frais, une comptabilité plus lourde et d’avantage d’obligations légales. Pour les vendeurs sérieux, les bénéfices l’emportent souvent sur les contraintes, surtout si l’activité se développe.
La nourriture est un secteur populaire mais très réglementé. Vous devrez respecter à la fois les exigences Amazon et la réglementation alimentaire en vigueur.
Amazon oblige au respect des lois locales de sécurité alimentaire. Au Danemark, il faut s’enregistrer auprès de l’Autorité alimentaire, souvent obtenir des autorisations spécifiques selon le type de denrées.
L’alimentaire exige généralement un étiquetage précis : ingrédients, valeurs nutritionnelles, allergènes, dates limites de consommation. Amazon peut demander des preuves de conformité avant de vous autoriser à vendre.
Suivant votre modèle, d’autres obligations existent :
Notez que certains produits sont restreints ou interdits, surtout l’artisanal sans étiquetage professionnel. Avant d’acheter du stock, consultez la politique Amazon pour la catégorie et l’administration concernée.
Pour garder votre compte Amazon Seller Central en règle, il faut respecter toutes ces obligations. Les écarts peuvent entraîner la suppression de produits ou la suspension de compte.
La TVA (ou GST selon le pays) est un sujet délicat, surtout pour les ventes internationales. Amazon exige le respect des règles fiscales applicables – c’est au vendeur de s’informer et se conformer.
Au Danemark, il faut immatriculer l’entreprise à la TVA dès qu’on dépasse 50 000 DKK de chiffre d’affaires annuel. La TVA doit être facturée, collectée et reversée à l’administration. Amazon propose des outils pour calculer et appliquer la TVA en Europe.
Vendant dans d’autres pays de l’UE ? Tenez compte du seuil de vente à distance et du système OSS (guichet unique), qui simplifie la déclaration et le paiement à l’échelle européenne.
Les vendeurs hors UE livrant l’Europe peuvent aussi devoir immatriculer la société ou utiliser le service de calcul TVA d’Amazon. En cas de manquement :
Éviter la TVA n’est pas une solution durable. Les systèmes Amazon détectent les vendeurs non conformes et l’échange d’information avec les douanes s’intensifie en Europe.
Le choix du statut est une décision clé pour les vendeurs Amazon. Chaque forme a ses caractéristiques, ses atouts et limites, le choix dépend de votre profil de risque, ambitions et fiscalité.
L’entreprise individuelle est la plus simple, peu coûteuse et rapide à créer. En tant qu’auto-entrepreneur, vous êtes fiscalement et juridiquement confondu avec l’entreprise ; c’est simple mais vous assumez tous les risques sur vos biens propres.
La société à responsabilité limitée (ApS au Danemark) protège le patrimoine personnel, nécessite un capital (50 000 puis 40 000 DKK au Danemark), et implique plus de formalités. En contrepartie, elle renforce la crédibilité et facilite la croissance.
La société de personnes permet de s’associer : partage du contrôle, des ressources, des responsabilités. Il faut toutefois un accord de partenariat bien ficelé pour éviter les litiges.
Enfin, la société d’entrepreneur limitée (IVS) a existé au Danemark mais a été supprimée. Les sociétés existantes ont dû être transformées en ApS avant fin 2023.
Ce choix aura un impact durable sur votre activité Amazon. Demandez l’avis d’un expert-comptable ou juriste spécialisé pour sélectionner la meilleure option, protéger vos biens, optimiser vos impôts et accompagner la croissance.
Après avoir choisi le bon statut, il faut officialiser l’activité. Les étapes principales :
Choisissez un nom original, utilisable à l’international et qui ne porte pas à confusion. Vérifiez aussi la disponibilité du domaine web.
Immatriculez l’entreprise auprès de l’administration. Au Danemark, cela se fait en ligne sur virk.dk. Vous obtiendrez un numéro CVR unique.
Selon le statut et le secteur :
Entreprise créée ? Renseignez-la sur votre compte vendeur Amazon. Amazon exige numéro d’immatriculation, coordonnées bancaires, justificatifs, etc.
Organisez aussi dès le début la comptabilité :
Faites-vous accompagner par un expert-comptable spécialisé e-commerce pour être conforme et profiter de conseils fiscaux optimum.
Les questions fiscales sont incontournables pour tout vendeur Amazon. Bien comprendre ses obligations permet d’éviter de mauvaises surprises, et d’optimiser sa fiscalité légalement.
Au Danemark, la fiscalité s’organise ainsi :
La TVA est aussi clé : en cas de dépassement de 50 000 DKK de CA, l’immatriculation est obligatoire. L’international impose de connaître la législation TVA des pays où l’on vend ou stocke de la marchandise.
Le FBA (stockage Amazon) peut générer un établissement permanent et une imposition supplémentaire dans chaque pays de stockage. Amazon fournit les données utiles à ce suivi.
Pistes pour bien gérer :
Frauder est illégal, mais optimiser est légal. Avec un expert, garantissez conformité et fiscalité allégée au maximum du possible.
Au-delà des obligations de base, des démarches juridiques proactives protègent votre activité des litiges futurs. Cela passe par divers contrats qui cadrent les relations avec clients, fournisseurs, partenaires.
Assurez-vous d’avoir des conditions générales claires, disponibles sur la page produit Amazon ou via un lien. Elles doivent inclure :
Une politique de confidentialité est aussi indispensable, surtout si vous récupérez des données clients. Amazon partage certaines informations que vous devez traiter conformément au RGPD. Votre politique doit expliquer la collecte, l’utilisation et la protection des données.
En travaillant avec des fournisseurs ou fabricants, des contrats écrits sont essentiels pour :
Pour protéger votre marque, pensez à déposer noms et modèles. Le programme Amazon Brand Registry offre des outils additionnels pour lutter contre la contrefaçon.
Préparez aussi un plan de gestion des avis négatifs et des réclamations : l’expérience client est capitale chez Amazon, un traitement négligent peut pénaliser le compte vendeur.
Enfin, réfléchissez à une stratégie de sortie ou de succession (revente, transmission ou fermeture de l’activité).
En anticipant ces aspects, vous réduisez les risques et posez des bases solides pour votre entreprise Amazon.
En plus des lois générales, il est impératif de connaître et d’appliquer les règles d’Amazon – leur non-respect peut entraîner sanctions, restrictions et fermeture de compte.
Les restrictions de produits sont nombreuses et évolutives. Certains articles sont totalement interdits, d’autres nécessitent une autorisation préalable. Vérifiez toujours l’autorisation de vos produits avant d’investir dans le stock, surtout pour la cosmétique, l’alimentaire, l’électronique ou l’enfant.
Amazon demande aussi des descriptions et photos exactes et détaillées. Les allégations trompeuses ou contrefaçons sont sévèrement sanctionnées.
Le service client est très important : réponses sous 24h, gestion professionnelle des retours, faible taux d’erreurs. Les retours négatifs ou plaintes répétées nuisent à votre visibilité et peuvent conduire à une suspension.
En FBA, d’autres obligations existent : emballages, codes-barres, procédures logistiques… Le non-respect occasionne des frais supplémentaires ou le refus de stock dans les entrepôts Amazon.
Pour rester conforme :
Prévenir vaut mieux que guérir : il est beaucoup plus simple d’éviter les soucis en se conformant dès le départ, que de réactiver un compte suspendu. Le respect proactif des règles Amazon, c’est l’un des meilleurs investissements pour la réussite durable de votre société.
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